22 août 2007
ENFANTS EN ARMES
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire «
citation attribuée à Voltaire
Ishmael a commencé à tuer vers 12 ans, peu après avoir été enrôlé. "Il fut un temps où prendre un fusil et tirer sur quelqu'un était devenu quelque chose d'aussi facile que de boire un verre d'eau", a-t-il raconté. Cet enfer a duré quatre ans.
Ishmael est un ancien enfant soldat de Sierra Leone aujourd'hui âgé de 26 ans, il a réclamé des mesures concrètes lors d’une conférence internationale sur les enfants soldats s'est tenue en février dernier à Paris sur l'appel pressant d'un ancien d'entre eux à lutter contre un phénomène qui touche 250.000 mineurs dans le monde.
(Photo Unicef)
Il n'y a pas d'excuses" à l'inaction, a dit Ishmael , en mettant en garde les participants, dont de nombreux ministres des Affaires étrangères: "Si vous ne le faites pas avec ces enfants, aujourd'hui, vous aurez demain des problèmes autrement plus importants".
Ishmael, qui a pu quitter les armes grâce à un programme de démobilisation de huit mois en Sierra Leone, a critiqué la faiblesse des efforts actuels.
"C'est facile de devenir un enfant soldat, mais il est bien plus difficile de retrouver votre humanité perdue", a-t-il confié. "C'est ce qu'il y a de plus difficile". La réhabilitation est "un processus continu". "J'ai encore des images qui me reviennent en mémoire".
(Ishmael Beah, un ancien enfant soldat de Sierra Leone, le 5 février 2007 à Paris
AFP Jack Guez (le point)
Il faut parvenir à un engagement des Etats au niveau politique pour mettre fin au recrutement et à l'utilisation des enfants soldats (et aussi) de renforcer la mobilisation des grands bailleurs sur la question de la réinsertion", soulignait le Ministre Français des Affaires Etrangères, qui souhaite que "non seulement on dresse des listes noires au niveau de l'ONU" mais qu'on poursuive les recruteurs "au niveau de la Cour pénale internationale" (CPI).
Parmi les signataires, dix pays réputés pour recruter des enfants combattant dans leurs troupes.
(Pays abritant des programmes de réinsertion et nombre d'enfants démobilisés depuis 1998
AFP/Infographie )
Pour la première fois, 58 pays prennent un ensemble de mesures pour empêcher le recrutement des enfants soldats et lutter contre ceux y ont recours. L'ONU estime à au moins 250.000 le nombre de mineurs impliqués dans des conflits dans le monde, notamment en Asie et en Afrique. Pour lutter contre ce fléau, ces pays se sont engagés à ne pas utiliser des enfants soldats et à favoriser leur réinsertion dans la vie civile, lors de la conférence ''Libérons les enfants de la guerre'' réunie à Paris le 05 02 2007.
Parmi les signataires du document figurent dix des douze pays où, selon l'ONU, des enfants sont utilisés comme soldats, dont le Soudan, le Tchad, l'Ouganda, la République démocratique du Congo, la Colombie, le Népal et le Sri Lanka. Les deux autres pays touchés, la Birmanie et les Philippines, ne participaient pas à la conférence. D'importants pays bailleurs de fonds ont également apporté leur soutien au texte, comme les membres de l'Union européenne, le Japon ou le Canada.
Rappelons que les mêmes engagements avaient été pris en 1997 par les acteurs sur le terrain sous le nom « principe du Cap ».
ET VOUS QU’EN PENSEZ-VOUS ?
En attendant, n’oubliez pas : haut les cœurs, je vous embrasse respectueusement, pensées particulières pour ceux qui souffrent
(Sources : le point, Le Figaro- unicef)
Commentaires
Il est plus facile d'embrigader des gosses qui, de surcroît, sont né dans cet univers .
En outre, compte tenu et de l'espérance de vie dans ces pays et du taux de mortalité, les enfants sont des ressources profitables.
Bref, ils ne sont que chair et munitions pour les employeurs
laiglenoir



